70 m² pour accueillir Chat’pitre, étape par étape.

À Romans-sur-Isère, une extension de 70 m² sur deux niveaux transforme un jardin résidentiel en pension pour chats. Un projet où chaque choix devait servir à la fois l’activité, la maison voisine et le bien-être des pensionnaires.

Extensions · Photographies 2024

Vue aérienne du quartier résidentiel et de l’implantation du projet.

Ce que les images
racontent.

  1. 01

    Un volume de 70 m² en RDC + R+1, implanté au plus près de la maison existante.

  2. 02

    Un permis de construire complété par un dossier ERP pour accueillir du public avec sérénité.

  3. 03

    Des circulations, une ventilation et des finitions pensées pour des chats… et pour les personnes qui en prennent soin.

Étude de cas · Chat’pitre

Un projet professionnel
à hauteur de vie.

70 m², deux niveaux, une activité professionnelle au cœur d’un quartier résidentiel : sur le papier, le projet semblait être une extension. Dans la réalité, il fallait surtout créer un lieu fiable, apaisant et parfaitement maîtrisé pour accueillir des chats et les personnes qui les confient.

Surface
70 m²
Niveaux
RDC + R+1
Lieu
Romans-sur-Isère
Usage
Pension féline

Le projet de la cliente

Chat’pitre
une pension pensée avec cœur.

La pension de Chat’pitre est portée par Isabelle, passionnée par les chats depuis l’enfance, ancienne bénévole en refuge, formée au toilettage et titulaire de l’ACACED. Son projet repose sur trois mots : bien-être, famille, protection.

Découvrir Chat’pitre ↗

Une lecture simple du projet

Séparer les flux.
Préserver le calme.

Une illustration de principe pour comprendre le lien entre la maison, le sas, les deux niveaux de la pension et les réseaux de confort.

Le parcours des usagesChat’pitre · Romans-sur-Isère
  1. 01

    Maison existante

    Vie privée

    Le confort de la maison reste intact.

  2. 02

    Sas maîtrisé

    Entrée protégée

    Une transition claire pour éviter les fugues.

  3. 03

    Pension Chat’pitre

    70 m² · RDC + R+1

    Accueil en bas, retrait calme à l’étage.

Ce qui rend le parcours confortable

  • Air gainableRaccordé au système existant
  • VentilationPensée pour l’air et les odeurs
  • Flux séparésMaison, accueil et pension

Le luxe du bon sens : chaque détail rend le lieu plus sûr, plus calme et plus simple à vivre.

Le chantier, étape par étape

Chaque choix a
une raison d’être.

01

Le point de départ

Créer une activité sans brouiller la maison

Le projet devait trouver sa place dans un jardin déjà habité, au plus près de la maison des propriétaires. Le défi n’était donc pas seulement de gagner des mètres carrés : il fallait donner une adresse à une nouvelle activité professionnelle, sans créer de confusion entre l’espace privé et l’espace de la pension.

Nous avons pensé l’extension comme un petit bâtiment à part entière, relié à l’existant mais lisible dans ses usages. Les visiteurs doivent savoir où entrer, les chats doivent pouvoir évoluer sans risque de fugue et la maison doit conserver son calme. Cette séparation des flux a guidé les plans, les portes, les vues et les choix d’isolation.

Vue aérienne et insertion dans le quartier résidentiel
Photo chantierVue aérienne et insertion dans le quartier résidentiel

02

Le dossier avant les murs

Permis de construire et ERP : enlever la charge mentale

Avant la première tranchée, il a fallu faire tenir le projet dans un cadre réglementaire clair. Le permis de construire décrit l’extension, son implantation et son aspect. Le dossier ERP va plus loin : il concerne un lieu où des personnes sont accueillies, même sur rendez-vous.

Concrètement, un dossier ERP vérifie que le public peut accéder au lieu et y circuler dans de bonnes conditions, que les cheminements sont compréhensibles, que les règles de sécurité incendie sont anticipées et que l’évacuation peut se faire simplement. Il faut aussi expliquer les accès, les portes, les dégagements et les usages réels du bâtiment. Notre rôle est de traduire ces exigences en décisions de chantier compréhensibles, pour que la cliente n’ait pas à porter seule cette complexité administrative.

Le projet se lit d’abord sur son implantation et ses accès
Photo chantierLe projet se lit d’abord sur son implantation et ses accès

03

Le premier trait

Terrasser au droit de l’existant

Le terrassement est le moment où l’intention devient irréversible. Ici, les fouilles se faisaient à quelques pas de la maison. Il fallait donc garder une lecture précise des niveaux, protéger les abords et installer une base capable de recevoir deux niveaux sans alourdir visuellement le jardin.

Une extension réussie commence par ce qui ne se verra plus : une implantation juste, des fondations cohérentes avec le terrain et des raccords anticipés avec la construction existante. Le luxe du bon sens, c’est de prendre le temps de régler ces détails avant qu’ils ne deviennent des problèmes.

Terrassement et fondations
Photo chantierTerrassement et fondations

04

Le volume prend forme

Construire deux niveaux dans un jardin habité

Mur après mur, le projet quitte le plan pour devenir un volume. Les ouvertures sont positionnées pour donner de la lumière sans multiplier les points faibles. La couverture et les liaisons avec la maison sont calées pour que l’extension paraisse naturellement installée dans son environnement.

La proximité avec l’habitation impose aussi une attention particulière au bruit. Les parois, les doublages et les portes ne servent pas seulement à finir les pièces : ils créent une frontière acoustique entre la vie de la maison et celle de la pension.

Dalle et premiers murs
Photo chantierDalle et premiers murs

05

Le bâtiment utile

Préparer les réseaux avant de refermer

Dans une pension féline, les réseaux doivent rester discrets mais accessibles. Électricité, eau, évacuations, ventilation et passages techniques sont organisés avant la fermeture des doublages. Une fois les plaques posées, on ne voit plus rien : c’est précisément pour cela que cette étape mérite d’être photographiée et expliquée.

La ventilation est un point de confort essentiel. Elle aide à renouveler l’air, à limiter les odeurs et à maintenir une atmosphère saine malgré une activité quotidienne d’entretien et plusieurs animaux dans un même lieu. Les principes HSE — hygiène, sécurité, environnement — sont ici très concrets : nettoyer facilement, intervenir sans démontage inutile et garder des accès sûrs.

Réseaux et doublages dans le volume intérieur
Photo chantierRéseaux et doublages dans le volume intérieur

06

Le défi technique

Raccorder la climatisation existante

Le confort thermique devait être continu, sans transformer l’extension en système isolé. Le choix a donc été de se greffer au système gainable existant de la maison principale. Cela demande de comprendre l’installation en place, de trouver les cheminements possibles, de réserver les passages et de vérifier que la nouvelle distribution reste cohérente avec l’équilibre du réseau.

Le principe est simple à raconter mais exigeant à exécuter : le nouvel espace doit recevoir un air tempéré et renouvelé, sans perturber le confort de la maison. Les gaines, les plafonds et les points de distribution ont été pensés en même temps que les cloisons, pour que la technique serve l’usage sans s’imposer dans le décor.

Réseaux et doublages dans le volume intérieur
Photo chantierRéseaux et doublages dans le volume intérieur

07

L’usage avant le décor

Un lieu cosy, lavable et prêt aux coups de griffes

Les chats ne lisent pas un nuancier. Ils testent les angles, les seuils, les surfaces et tout ce qui dépasse. Les finitions devaient donc être chaleureuses à l’œil, mais surtout robustes, lavables et simples à entretenir. Le sol, les parois et les points de contact ont été choisis avec cette réalité en tête : des félins assoiffés de câlins… et parfois de coups de griffes.

La verrière et les vues intérieures participent à l’accueil : elles permettent de comprendre l’espace dès l’entrée et de garder un lien visuel sans ouvrir toutes les circulations. Le confort n’est pas un supplément décoratif ; il se mesure à la facilité de nettoyer, surveiller, isoler ou laisser un chat s’acclimater.

Le volume terminé s’intègre au jardin et à la maison
Photo chantierLe volume terminé s’intègre au jardin et à la maison

08

Les interventions au quotidien

Garder les raccordements accessibles

Une fois le lieu en service, les éléments techniques restent concrets : une vasque, son siphon et ses raccordements doivent pouvoir être vus et entretenus. La photographie documente cette intervention sous le meuble, sans la présenter comme une vue de l’ouvrage fini.

Cette accessibilité facilite les opérations de maintenance courante. Elle fait partie des détails que l’on vérifie sur chantier, au même titre que les passages techniques et les surfaces destinées à être nettoyées régulièrement.

Intervention sous une vasque : siphon et raccordements visibles
Photo chantierIntervention sous une vasque : siphon et raccordements visibles

À l’arrivée

À l’arrivée, l’extension ne raconte plus la complexité du dossier. Elle offre un lieu clair, lumineux et rassurant, où Isabelle peut exercer son métier avec ses propres règles de bien-être et d’hygiène. C’est exactement ce que nous cherchons dans une extension professionnelle : un bâtiment qui se fait oublier pour laisser l’activité prendre toute sa place.

Vous préparez un agrandissement ? Retrouvez notre accompagnement pour une extension et les questions à préparer pour l’étude et les raccordements. Les accès, les usages et les liens avec la maison se discutent dès le premier échange.

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